humour sain, humour venin

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L’humour au détriment de soi – et de tous quand on en fait partie – est succulent, voire même  thérapeutique. Il aide à appréhender nos peurs, à les dédramatiser, à les commuer en mesures de prudence préventive.
Souvent aussi l’humour aide à passer des messages forts sans vouloir trop heurter, à trouver le juste point de concorde lorsque des opinions trop s’opposent.

L’humour au détriment de « l’autre », des autres, n’est rien de moins qu’arme biologique de masse à la portée de petits lâches inconsistants qui par là espèrent se sentir moins seuls. Ils s’empressent (merci internet !) de retransmettre – sans jamais les signer – des slogans idiots, donc criminels. Ils espèrent ainsi pouvoir se disculper de leurs anxiétés face à des problématiques auxquelles ils sont incapables de réfléchir par eux-mêmes.
Lorsque trop elle se répand, la tache d’huile devient nauséabonde et engendre la panique collective qui – pour s’enrayer – s’invente, comme antidote à sa mesure, la sorcière à condamner au bûcher, c’est-à-dire « l’autre » que l’humour venin nous a préparé . Cet « autre » dont pourtant on ne sait rien.

La technique de la puanteur a ses gourous, qui en psychopathes pervers,  manipulent en méthode brutale par la violence et / ou en méthode douce par le chantage affectif. Avec un même but : déstabiliser par la simplification pour régner par la soumission.

Entre humour sain et humour venin, trouver limite est pourtant simple.
De quoi, de qui et comment rirais-je de bon cœur en sa présence si, sur un même radeau,  tous deux nous étions à devoir conjuguer nos efforts pour survivre ?

A huit milliards sur notre petit radeau, pour apaiser la colère des dieux, jour après jour nous donnons en gage la mort d’un « autre », tout en scrutant l’horizon et les cieux d’où devraient venir les solutions, … 

Alors qu’elles ne sont nulle part ailleurs qu’en chacun de nous-mêmes. Ensemble.

M
arrant ? Non ?

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